Suppléments à base de plantes et rein

L’utilisation de suppléments à base de plantes peut être dangereuse en cas d’insuffisance rénale chronique (IRC), car le rein n’est plus capable d’éliminer les substances toxiques comme une personne saine. Il y a donc un certains nombres de faits qui doivent être connus:

  • Très peu de plantes ont été étudiées chez les patients avec une IRC. Ce qui est sans danger chez une personne en bonne santé, peut être dangereux chez une personne souffrant d’IRC. Il faut être, par conséquent, très prudent quant à l’utilisation de suppléments à base de plantes.
  • Il n’y a pas de régulation pour le contenu des suppléments à base de plantes. Le contenu exact de ces produits est inconnu.
  • Comme il n’y a pas de régulation, il n’y a pas d’exigences pour faire des études afin de s’assurer de la pureté, de la sécurité et de l’efficacité de ces produits
  • Les préparations de phytothérapies sont à risque de contamination (par des métaux lourds toxiques comme le plomb ou le mercure)
  • Ces produits peuvent contenir des minéraux nocifs pour les patients avec IRC, comme par exemple le potassium.

Certaines plantes servent de diurétiques et peuvent causer des dommages aux reins. Il s’agit notamment des baies de genévrier et des feuilles de buchu. La busserole (raisin d’ours) et le cerfeuil peuvent également avoir des effets négatifs.

Beaucoup de plantes peuvent interagir avec les médicaments, comme par exemple: le ginseng, le gingembre, l’ail, la cohosh bleue, le millepertuis, le ginkgo biloba et l’échinacée. Les patients transplantés sont particulièrement à risque, car une interaction entre une plante et un immunosuppresseur peut les mettre à risque de rejet.

Plantes toxiques en cas d’insuffisance rénale chronique:

Absinthe Pervenche de Madagascar
Colchique d’automne Sassafras
Chuifong tuokuwan (Black Pearl) herbe chinoise Tung shueh herbe chinoise
Marronnier d’Inde Vandelia cordifolia herbe chinoise

Absinthe: artemisia absinthium (wormwood plant, absinth sagewort, absinth wormwood, common sagewort) Elle est utilisée comme vermifuge, dans les maladies de l’estomac, pour provoquer les règles, dans le combat contre la paresse, contre le mal de mer et ses nausées.

Colchique d’automne: colchicum autumnale (autumn crocus, meadow saffron) La colchicine est un alcaloïde tricyclique très toxique. Elle est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 avec les interactions médicamenteuses que cela implique. Elle désorganise le cytosquelette en se liant à la tubuline, ce qui inhibe la polymérisation des principaux constituants de microtubules. Non seulement cela bloque la mitose, un processus qui dépend fortement des changements du cytosquelette, mais de plus elle inhibe la mobilité et l’activité des neutrophiles, entraînant un effet anti-inflammatoire net. Par ailleurs, elle inhibe l’adhésion de ces derniers à l’endothélium ainsi que la production d’anions superoxides induits par les cristaux d’acide urique. Elle est souvent prescrite pour traiter l’arthrite goutteuse, la fièvre méditerranéenne familiale (maladie périodique) ou la maladie de Behçet. Elle est également efficace dans le traitement des péricardites récidivantes ou récalcitrantes. On l’utilise en première intention dans la polychondrite chronique atrophiante.

Herbes chinoises: chuifong tuokuwan (Black Pearl), Tung Shueh et Vandelia cordifolia Expérimentée depuis plus de 3’000 ans, la pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300 sont d’usage courant. Certaines des plantes utilisées couramment en Médecine traditionnelle chinoise nous sont familières, la réglisse ou la verveine par exemple. Plusieurs sont toutefois peu ou pas connues ici et ne jouissent même pas d’un nom français. Je n’ai pas trouvé l’équivalent des 3 plantes citées en français et n’ai pas trouvé quelle est leur utilisation (si vous avez des renseignements).

Marronnier d’Inde: aesculus hippocastanum (horse chestnut) On utilise depuis longtemps son écorce (riche en tanins et flavonoïdes), ses fleurs et ses marrons pour en tirer des préparations médicinales. Un extrait normalisé en escine, mais en contenant pas d’esculine (anticoagulant toxique) est commercialisé depuis les années 60, fabriqué à partir de la graine entière, car la fleur, la feuille, ou l’écorce contiennent de l’esculine. Il traite l’insuffisance veineuse et certains troubles associés (lourdeur et gonflement des jambes, démangeaisons, varices, phlébite, certaines ecchymoses, hémorroïdes. Une étude faite sur des rats laisse penser que l’extrait normalisé du marronnier d’Inde aurait un effet hypoglycémiant qui pourrait contribuer à traiter le diabète.[1] Certains extraits ont une activité vitaminique P, anti-hémorragique, qui les ont fait utiliser dans des préparations destinées à faciliter la circulation sanguine.

Pervenche de Madagascar: cataranthus roseus ou vinca rosea (Madagascar periwinkle) La pervenche produit deux principes actifs: la vinblastine et la vincristine isolés entre 1958 et 1965 date à laquelle l’action anti-tumorale a été mise en évidence. Ces molécules appartiennent à la famille des alcaloïdes. Toute la plante est utilisée et produit 1 g de vinblastine par tonne de pervenche, et 10 g de vincristine. La vinblastine est obtenue de façon synthétique à partir de deux composés naturels présents dans la plante: la catharanthine et la vindoline. A partir de la vinblastine est produit une molécule plus efficace, la navelbine. Les molécules issues de la pervenche inhibent l’assemblage de la tubuline en microtubules. La vinblastine est particulièrement active dans le traitement de la maladie de Hodgkin, la vincristine de son côté est active dans les leucémies aiguës de l’enfant, tandis que la navelbine est indiquée dans le traitement du cancer du poumon et du sein

Sassafras: sassafras oficinale albidum Traitement de la constipation, des flatulences et d’autres problèmes gastro-intestinaux. Il a également été utilisé comme tonique général et pour traiter les rhumatismes et les inflammations des voies urinaires. Il est très utile pour arrêter de fumer car il diminue l’envie. De façon externe, il a servi dans les cas de douleurs rhumatismales, de goutte, de psoriasis et d’eczéma. Le précurseur principal de l’ecstasy ou MDMA (3,4-méthylène-dioxy-N-méthlyamphétamine) est l’huile essentielle de sassafras. C’est un psychostimulant qui, à des doses supérieures à  200 mg, peut avoir un effet hallucinogène. La MDMA agit en permettant une libération massive de sérotonine dans le cerveau, ce qui modifie notamment l’humeur.

Plantes préjudiciables en cas d’insuffisance rénale chronique:

Aloès Bourdaine
Cascara Cirier
Cohosh bleu Fragon faux houx
Gingembre Ginseng
Luzerne cultivée Maté
Noni Ortie
Paprika Pissenlit
Prêle des champs Réglisse
Rhubarbe Séné
Tussilage Verveine

Aloès: aloe vera ou aloe barbadensis (badbados aloe, medical aloe, burn plant) On utilise le suc épaissi, obtenu des feuilles incisées, pour son effet laxatif et cholagogue. Le gel extrait des feuilles de l’Aloe vera peut également soulager les douleurs cutanées et accélérer la guérison lorsqu’il est appliqué sur les plaies ou les brûlures

Bourdaine: frangula alnus ou rhamnus frangula (glossy buckthorn, alder buckthorn) L’écorce séchée contient 6 à 9% d’anthranoïdes (famille chimique des hydrocarbures aromatiques polycycliques) et est utilisée comme laxatif stimulant. A réserver à un usage occasionnel, car elle est irritante pour le côlon.

Cascara: frangula purshiana ou rhamnus purshiana (Cooper Pursh’s buckthorn, cascara buckthorn) Cette herbe est un excellent laxatif. Elle déloge du colon les toxines qui en empêchent le bon fonctionnement. Il est bon de l’accompagner de beaucoup d’eau et d’une source de fibre comme la graine de lin ou de psyllium.

Cirier ou arbre à suif: morella cerifera ou myrica cerifera (bayberry) L’écorce de la racine a des vertus astringentes, émétiques et oniques. Elle est prescrite contre la grippe, les maux de gorges et la diarrhée.

Cohosh bleu ou caulophylle faux-pigamon: caulophyllum thalicrtoides (blue cohosh) Plante sauvage d’Amérique du Nord, elle a des propriétés antispasmodique, diurétique, tonique utérin, anti-rhumatismales et anti-inflammatoire. Elle est utilisée pour les règles abondantes et douloureuses, en cas de rhumatismes et d’arthrite.

Fragon faux houx ou fragon épineux ou petit houx: ruscus aculeatus (butcher’s broom). Le rhizome a des vertus circulatoires, car il est diurétique et vasoconstricteur d’où le surnom de «plante des jambes légères». La racine est émolliente. Elle contient un glycoside stéroïdien, la ruscogénine, utilisé dans des pommades pour les hémorroïdes ou les poches sous les yeux (en association avec la quercétine).

Gingembre commun: zingiber officinale (garden ginger) Des textes indiens datant de l’an 1’000 avant notre ère prescrivaient cette pour des maux allant de l’asthme aux hémorroïdes. Les médecins asiatiques l’utilisent toujours. Il est efficace pour soulager les nausées postopératoires.[2] Il est utilisé comme anti-migraineux n’ayant pas d’effet négatif.[3] On lui reconnaît également le soulagement de la cinétose (maladie des transports). Les femmes chinoises consomment traditionnellement de la racine de gingembre pendant la grossesse pour combattre la nausée du matin.[4] Il a un effet protecteur sur la muqueuse gastrique, combat les insuffisances biliaire et pancréatique, fait baisser le cholestérol et a une action anti-inflammatoire.[5, 6]

Ginseng (ginseng asiatique, ginseng coréen, notoginseng, ginseng à cinq folioles, ginseng américain): panax quinquefolius, panax ginseng, panax pseudoginseng… (Chinese ginseng, Korean ginseng, notoginseng, pseudoginseng, field seven, american ginseng) Le ginseng est avant tout un stimulant du système nerveux, physique et intellectuel et accroît la résistance physique. C’est un stimulant vaso-moteur. Ses principaux constituants bioactifs sont les ginsénosides qui ont des effets anti-inflammatoire et antioxydant. Il peut interférer avec certains médicaments (warfarine, digoxine), peut augmenter la tension artérielle et provoquer des troubles du comportement.[7]

Luzerne cultivée: medicago sativa (alfalfa, lucerne) Elle est appréciée pour ses qualités reminéralisantes (elle contient d’importantes quantités de fer, de calcium, de magnésium et de potassium) et nutritives, mais également pour son action anti-hémorragique (vitamine K) et anti-cholestérol (coumestrol).

Maté  ou yerba maté ou houx du Paraguay: ilex paraguariensis (mate) La plante du maté aurait un effet important contre le cancer. Elle est riche en composants phénoliques et possède la propriété d’empêcher la prolifération des cellules buccales cancérigènes.[8]

Noni ou morinde ou morindier ou malaye ou bois tortue ou mûrier de Java: morinda citrifolia (indian mulberry, noni) Le nono ou pomme-chien est un arbre tropical originaire d’Asie (Inde) et d’Australie. Le noni est l’appellation commerciale courante du jus extrait de la pulpe du fruit. Il est utilisé comme plante médicinale dans la culture traditionnelle polynésienne. La plus ancienne référence concernant le nono proviendrait d’écrits sanskrits indiens énonçant son utilisation en médecine ayurvédique. Le jus de nono est parfois surnommé «aspirine des Anciens». Il renfermerait des substances immuno-stimulantes, pouvant protéger l’organisme contre les maladies dégénératives telles que le cancer et retarder le vieillissement.[9] Des cas d’hépatite aiguës ont été suspectées suite à la consommation de jus de noni, mais non confirmées.[10]

Ortie brûlante ou petite ortie ou ortie grièche: urtica urens (burning nettle, dwarf nettle) L’ortie est riche en flavonoïdes, en fer, en calcium, en potassium, en magnésium, ainsi qu’en vitamine A et C. Les racines contiennent des phytostréols. Elle est utilisée sous forme de tisane pour son effet diurétique, galactagogue, anti-rhumatismal et pour traiter l’inflammation des voies urinaires, dans le traitement des calculs rénaux, des douleurs rhumatismales, et pour combattre les carences en fer. Les décoctions de racines d’ortie sont aussi utilisées dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate et agirait également en cas de cancer de la prostate.[11]

Paprika ou piment doux ou poivron: capsicum annuum var. annuum (Cayenne pepper) Le paprika est utilisé contre les refroidissements et les maux de tête. Il traite l’obésité et aide à réguler le diabète. Il est immuno-stimulant et contient plein de vitamine (A, C et beta-carotène). Il aurait un effet anti-cancéreux et pourrait inhiber la production de la toxine du choléra.[12] La capsaïcine (alcaloïde, composant actif du piment) est utilisée dans des crèmes locales pour soulager la douleur nerveuse périphérique et même certains prurits violents. Elle est aussi l’ingrédient actif dans le vaporisateur de gaz au poivre.

Pissenlit officinal ou dent de lion: taraxacum officinale (common dandelion, dandelion, blowball, faceclock) Il stimule la sécrétion des organes de la digestion, a un effet diurétique, augmente l’écoulement de la bile, stimule le foie paresseux, a un effet dépuratif et permet l’élimination des calcules biliaires et rénaux.

Prêle des champs, queue-de-cheval, queue-de-renard: equisetum arvense (field horsetail, scouring rush, western horsetail) De par sa richesse en éléments minéraux, surtout en silice, mais aussi en potassium, et en calcium, elle a un effet reminéralisant et diurétique. Elle est prescrite pour ses minéraux afin de soigner la peau, les tissus conjonctifs en cas de fragilité des cartilages, des tendons et des os et dans l’acné.

Réglisse: glycyrrhiza glabra (cultivated licorice) Elixir de longue vie pour la médecine chinoise et selon Hippocrate, cette racine a un goût caractéristique, doux et amer, et des vertus tonifiantes, digestives et adoucissantes pour la gorge. Elle abaisse le taux de cholestérol, a une action expectorante, apaise la soif, a des propriétés laxatives, facilite la digestion et a des propriétés anti-arthritiques. La réglisse accentue l’effet de certains médicaments comme la digitaline, certains diurétiques et corticostéroïdes. Elle peut aggraver des problèmes d’hypertension artérielle via l’acide glycyrrhizique (inhibition enzyme 11ßHSD2 qui transforme cortisol en cortisone) qui va provoquer une rétention de sodium.

Rhubarbe: (rhubarbe de Chine, rhubarbe sauvage): rheum palmatum, rheum rhaponticum (Chinese rhubarb, false rhubarb) La rhubarbe est bien pourvue en vitamine C (12 mg/100 mg), elle a ainsi des propriétés toniques et antianémiques. Elle est très laxative grâce à sa richesse en fibre. Elle est utilisé comme purgatif, proche de l’aloès et du séné. Elle apporte des minéraux comme le potassium et le phosphore et en quantité moindre le magnésium et le calcium. La substance sécrétée par sa racine est appréciée pour son action antiseptique sur les problèmes de foie. Les limbes des feuilles sont toxiques à cause notamment de leur teneur en acide oxalique. Les oxalates solubles précipitent sous forme d’oxalate de calcium dans les fluides organiques. Dans les urines, cela peut entraîner des lithiases rénales.[13]

Séné: senna alexandrina ou cassia angustifolia ou cassia senna (Alexandrian senna) Il est utilisé comme purgatif, proche de l’aloès et de la rhubarbe dont les principes actifs sont des dérivés naturels de l’anthraquinone qui augmentent les mouvements péristaltiques du côlon. L’anthraquinone est utilisé comme laxatif à partir d’un seuil de 30 mg à 36 mg par jour. Les dérivés naturels (glucosides d’anthraquinones) se transforment dans le côlon en sennosides. Ces derniers sont hydrophiles et réduisent l’absorption de l’eau en vue d’avoir un bol fécal fluide. Une utilisation prolongée de plus de 8 semaines, ou un abus mène à un mélanisme du côlon, dû à la libération de lipofuscine (présente dans les histiocytes et mastocytes) dans le côlon.

Tussilage ou pas-d’âne: tussilago farfara (coltsfoot, colts foot) Le tussilage est un adoucissant, un émollient, un anti-tussif et un expectorant. L’infusions de feuilles ou de fleurs est réputée pour lutter contre la toux, les bronchites, les trachéites et les rhumes. Mais ce sont surtout les fleurs qui sont employées en infusion ou en sirop. On utilise également les fleurs en teinture mère pour soigner les maladies pectorales, bronchites et crises d’asthmes allergiques. La teinture mère de feuilles, quant à elle est utilisée en usage externe pour soigner les abcès et kystes et en usage interne, les diarrhées. La plante renferme, en faible quantité un alcaloïde pyrrolizidinique, la senkirkine, toxique pour la cellule hépatique.[14]}

Verveine officinale ou verveine sauvage: verbena officinalis (common vervain, herb of the cross) La verveine est amer, a un effet calmant, diurétique, apaisant du système gastro-intestinal lors de stress. Elle est utilisée pour son effet calmant contre la nervosité et les troubles gastro-intestinaux liés au stress. Elle se présente souvent sous forme de tisane (infusion).

Il est donc recommandé avant de prendre tous suppléments à base de plantes:

  • S’enquérir si le produit est fabriqué dans les règles de l’art.
  • Ne jamais prendre plus que le dosage recommandé et pour la durée recommandée.
  • Ne pas utiliser de suppléments à base de plantes pour des maladies graves.
  • Ne pas utiliser de suppléments à base de plantes durant la grossesse.

Il faut se rappeler que le fait que cela soit naturel ne signifie pas que c’est sans danger, spécialement pour les patients avec IRC.

Source:

http://kidney.org/atoz/content/herbalsupp.cfm

Pour consulter la nomenclature des plantes et leurs appellations française, anglaise et latine, consultez le Lexique des plantes médicinales.

1. Yoshikawa M, Murakami T, Harada E, Murakami N, Yamahara J, Matsuda H: Bioactive saponins and glycosides. VII. On the hypoglycemic principles from the root cortex of Aralia elata Seem.: structure related hypoglycemic activity of oleanolic acid oligoglycoside. Chem. Pharm. Bull. 1996, 44:1923–1927.

2. Ernst E, Pittler MH: Efficacy of ginger for nausea and vomiting: a systematic review of randomized clinical trials. Br J Anaesth 2000, 84:367–371.

3. Mustafa T, Srivastava KC: Ginger (Zingiber officinale) in migraine headache. J Ethnopharmacol 1990, 29:267–273.

4. Boone SA, Shields KM: Treating pregnancy-related nausea and vomiting with ginger. Ann Pharmacother 2005, 39:1710–1713.

5. Srivastava KC, Mustafa T: Ginger (Zingiber officinale) and rheumatic disorders. Med. Hypotheses 1989, 29:25–28.

6. Al-Amin ZM, Thomson M, Al-Qattan KK, Peltonen-Shalaby R, Ali M: Anti-diabetic and hypolipidaemic properties of ginger (Zingiber officinale) in streptozotocin-induced diabetic rats. Br. J. Nutr. 2006, 96:660–666.

7. Kiefer D, Pantuso T: Panax ginseng. American family physician 2003, 68:1539–1542.

8. Gonzalez de Mejia E, Song YS, Ramirez-Mares MV, Kobayashi H: Effect of yerba mate (Ilex paraguariensis) tea on topoisomerase inhibition and oral carcinoma cell proliferation. J. Agric. Food Chem. 2005, 53:1966–1973.

9. Lv L, Chen H, Ho C-T, Sang S: Chemical components of the roots of Noni (Morinda citrifolia) and their cytotoxic effects. Fitoterapia 2011, 82:704–708.

10. West BJ, Su CX, Jensen CJ: Hepatotoxicity and subchronic toxicity tests of Morinda citrifolia (noni) fruit. J Toxicol Sci 2009, 34:581–585.

11. Jiang J, Eliaz I, Sliva D: Suppression of growth and invasive behavior of human prostate cancer cells by ProstaCaid™: mechanism of activity. Int. J. Oncol. 2011, 38:1675–1682.

12. Chatterjee S, Asakura M, Chowdhury N, Neogi SB, Sugimoto N, Haldar S, Awasthi SP, Hinenoya A, Aoki S, Yamasaki S: Capsaicin, a potential inhibitor of cholera toxin production in Vibrio cholerae. FEMS Microbiol. Lett. 2010, 306:54–60.

13. Vahlensieck EW, Bach D, Hesse A, Strenge A: Epidemiology, Pathogenesis and diagnosis of calcium oxalate urolithiasis. Int Urol Nephrol 1982, 14:333–347.

14. Hirono I, Haga M, Fujii M, Matsuura S, Matsubara N, Nakayama M, Furuya T, Hikichi M, Takanashi H, Uchida E, Hosaka S, Ueno I: Induction of hepatic tumors in rats by senkirkine and symphytine. J. Natl. Cancer Inst. 1979, 63:469–472.

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Catégories : Information patients, Médicaments et rein, Néphrologie

Auteur :Dr Vincent Bourquin

Néphrologue blogueur

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41 commentaires sur “Suppléments à base de plantes et rein”

  1. 22 décembre 2011 à 10:21 #

    Bonjour,

    Pouvez-vous nous en dire plus sur cette information :

    ‘Les préparations de phytothérapies sont à risque de contamination (par des métaux lourds toxiques comme le plomb ou le mercure)’

    Comment cette contamination est possible ?

    Merci

    Cordialement.

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    • 22 décembre 2011 à 20:52 #

      Cher Cristel,
      Les plantes peuvent se contaminer via les engrais, par exemple. Je ne suis pas un expert en la matière et vous laisse consulter ce lien qui semble digne de confiance (le sénat français, quand même!)

      (…) Les plantes, comme les invertébrés, réagissent de façon différente selon les variétés. Certaines sont peu ou pas tolérantes et meurent au contact des métaux lourds. D’autres ont des réactions de défense, et freinent l’absorption en sécrétant des acides qui vont augmenter le pH et par conséquent réduire la mobilité des éléments traces. D’autres enfin, sont tolérantes aux métaux, et même les accumulent, les concentrent. Ces plantes sont dites « hyperaccumulatrices » et métallophiles.

      http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-26188.html
      Il semble toutefois que ce ne soit pas le plomb ou le mercure qui soient accumulés dans ce cas de figure, mais d’autres métaux lourds. Mes références par rapport à cela sont le site http://kidney.org/atoz/content/herbalsupp.cfm et ils doivent penser à une autre façon de se contaminer.
      Bien à vous

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  2. ahmed
    19 janvier 2012 à 13:36 #

    Bonjour,

    Je voudrai savoir le mécaisme de nephrotoxicité du Chardon à glu

    Merci

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    • 19 janvier 2012 à 17:25 #

      Cher Ahmed,

      Je ne connais pas le chardon à glu et vous livre un article que j’ai trouvé sur ce sujet (http://www.pathexo.fr/documents/articles-bull/T95-4-2395.pdf)

      Atractylis gummifera L.est une Astéracée connue sous le nom de chardon à glu ; les Arabes la dénomment Addâd (ou Leddâd), choûk el-eulk’ (chardon à glu à masticatoire). Le chardon à glu se rencontre en Afrique du Nord, en Asie mineure et dans le sud de l’Europe (Espagne, Portugal, Italie, Grèce), mais également en Corse pour la France. Au Maroc, la plante, disponible chez tous les herboristes, se retrouve fréquemment dans la nature à l’état sauvage, sauf dans les régions désertiques ou arides et l’Anti-Atlas.

      Pour l’atteinte rénale, elle semble être secondaire sous forme d’insuffisance rénale aigüe liée aux troubles digestifs (déshydratation), neurologiques, hématologiques et neurovégétatifs.

      Dans les cas plus graves, s’ajoutent des complications respiratoires, cardiovasculaires et hépato-rénales (8, 9, 12). Généralement apparaît alors un coma hépatique profond, la mort survenant le plus souvent au cours d’une crise tétaniforme.

      Merci de m’avoir fait découvrir cette plante que nous ne trouvons pas en Suisse.

      Bien à vous

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  3. hemerson
    8 janvier 2013 à 14:27 #

    bonjour je suis consommateur de la pulp d aloé vera et connaitre davantage sachant que je soufre de mal de rein à bientôt

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  4. Maryem chadly
    14 février 2014 à 10:48 #

    jai voulu savoir :
    pour la nephropathy de Berger les fruits et ls vegetaux nocifs et a eviter

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    • 16 février 2014 à 10:36 #

      Chère Maryem,
      Je ne connais pas de restrictions particulières à la malade de Berger concernant les fruits et végétaux. Il en est de même que pour les autres maladies.
      Bien à vous

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  5. brillaud
    29 mars 2014 à 14:27 #

    Bonjour. Je suis insuffisante rénale au stade 3B. J,ai un traitement pour l’hypertension Kenzen 16 et Zestril 5. Est-il déconseillé e consommer du gel d’aloe Véra 2 cuillères à soupe avant chaque repas ?

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  6. 18 avril 2014 à 15:16 #

    Bonjour,

    Mon compagnon est atteint de microalbuminurie et il est traité avec Ramipril pour cela. Il souhaite se soigner par les plantes en parallèle et prend des tisanes d’artichaud et de racine d’ache. Est-ce qu’il y a des précautions à prendre d’après-vous? Avez-vous des conseils sur des solutions alternatives et efficaces? Merci d’avance pour votre aide

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  7. marx
    16 octobre 2014 à 12:19 #

    Bonjour, et pour quelqu’un qui est greffé, je vois qu’il y a bien des plantes à éviter, mais existe-t-il des plantes qui seraient bonnes ? pour soulager par exemple des douleurs intestinales dues au traitement ? ou des douleurs aux jambes ?
    et sinon, quelqu’un connaitrait-il un docteur ou un professionnel qui connaisse les plantes et les traitements anti-rejet, et leurs compatibilités / incompatibilités ?

    merci
    CM

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    • 10 novembre 2014 à 18:02 #

      Je ne suis pas un spécialiste en phytothérapie.
      Bien à vous

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      • marx
        10 novembre 2014 à 19:43 #

        pardonnez-moi mais je ne vous ai pas demandé si vous étiez phytothérapeute, en parcourant le site, j’ai bien compris que vous ne l’étiez pas. d’où ma question…

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  8. marx
    10 novembre 2014 à 19:48 #

    Bonsoir forum, est-ce que quelqu’un connaitrait un néphro qui maîtriserait aussi les plantes ? ou qu’il soit, France, Europe, ou ailleurs.
    merci beaucoup.

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    • 10 novembre 2014 à 22:22 #

      En attendant, il ne faut pas hésiter pas à manger des fruits et des légumes ! Cela préserve la fonction rénale des patients avec une insuffisance rénale chronique de stade 3, comme le montre un article tout récent dans le Kidney International.

      Goraya N, Simoni J, Jo C-H, Wesson DE: Treatment of metabolic acidosis in patients with stage 3 chronic kidney disease with fruits and vegetables or oral bicarbonate reduces urine angiotensinogen and preserves glomerular filtration rate. Kidney International 2014, 86:1031–1038.
      http://www.nature.com/ki/journal/v86/n5/pdf/ki201483a.pdf

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  9. eric
    11 janvier 2015 à 17:05 #

    bonjour je cherche des plantes pour soulager ou soigner un syndrome nephotique idiopatique de l enfant.j ai entendu parler de la graine de nigelle.

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    • 12 janvier 2015 à 17:56 #

      Bonjour,
      Je ne pense pas qu’il existe de plantes pour soigner un syndrome idiopathique de l’enfant.
      Bien à vous

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  10. fatiha
    13 janvier 2015 à 17:42 #

    bonjour voici mes résultats pour mes kystes au rein petits kystes corticaux au niveau du pôle inférieure des deux reins y’a t il un remede svp

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    • 28 janvier 2015 à 15:55 #

      Bonjour,
      Pas de remèdes pour faire disparaître les kystes. Je vous conseille toutefois de bien vous hydrater.
      Bien à vous.

      J'aime

  11. eric
    13 janvier 2015 à 21:57 #

    bonsoir , pouvez vous me dire si la graine de nigelle serait deconseillée pour une complementations du traitement (cortancile). j ai pu lire que le nigelle (graine ou huile)pouvait soigner pas mal de maux et avait des proprietées sur le systeme immunitaire et anti inflamatoir.merci .Je suis aller voir un therapeute chinois qui ma dit que pour le syndrome en lui meme il ne pouvait rien faire . en revenche il ma conseillé des massages et des etirements sur des zone (pour renforcer le rein)et ma dit que l accuponcture pouvait etre efficace pour les effets secondaire de la cortisone . et il ma conseillé le nigelle. merci pour votre reponse et bravo pour votre blog qui nous renseigne et informe tres bien (un papa d un petit de 8 ans avec un SNI depuis bientot 1 ans)

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  12. eric
    15 janvier 2015 à 19:13 #

    HTTP:/docnum.univ-lorraine.fr/public/bupha_t_2012toparslan_cihan.pdf these sur le nigelle

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  13. eric
    29 janvier 2015 à 11:09 #

    merci de votre reponse cette article est tres interessant

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  14. eric
    30 avril 2015 à 16:10 #

    bonjour http://odlg.org/1082/Astragale-Bienfaits-Avis-Dangers j ai lu quan chine ils soignaient les syndrome nephrotique avec cette plante (limite les risques des rechutes car elle evite les infections ORL) vous en pensez quoi ? j ai aussi lu quelle ne devait pas etre utilisée sous immunossupresseur ( Cellcept) merci

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    • 5 mai 2015 à 18:28 #

      Cher Eric,
      Le lien que vous donnez cite beaucoup d’études sans donner aucunes références ! Il est dès lors difficile de se faire une opinion.
      Bien à vous

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  15. Nath
    10 juin 2015 à 08:32 #

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Dans la littérature francophone on ne retrouve pas ces contre-indications, donc merci, c’est transféré à quelques phytothérapeutes.
    Belle journée

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  16. Vovitch
    1 octobre 2015 à 09:52 #

    Bonjour, pouvez-vous s’il vous plaît indiquer en quoi le ginseng est mauvais pour les reins ? D’autres sites disent que c’est bon pour le rein donc je suis un peu confus. Merci.

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  17. marx
    8 octobre 2015 à 11:20 #

    Je viens de tomber sur une thèse en pharmaco sur les interactions plantes/médicaments en accès libre ici http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00858658/document

    « Ce travail de thèse a permis d’enrichir HEDRINE, base de données créée par Florence
    SOUARD, en s’intéressant aux interactions entre les plantes et les médicaments utilisés
    après des greffes hépatique et rénale surtout. »

    (Université de Grenoble)

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  18. marx
    8 octobre 2015 à 11:21 #

    lien vers HEDRINE ici : https://hedrine.ujf-grenoble.fr/

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  19. 30 septembre 2016 à 18:41 #

    Bonsoir, les plantes sous forme de fleurs de bach sont-elles toxiques ou dangereuses pour un patient greffé rénal ?

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    • 3 octobre 2016 à 09:13 #

      Bonjour,
      Si je comprend bien,les fleurs de Bach sont un mélange de fleurs dont on ne sait pas vraiment ce qu’il contient !
      Je ne le conseillerais pas pour un patient greffé rénal.
      Bien à vous

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  20. Fra He
    4 octobre 2016 à 08:28 #

    Cher
    Monsieur

    Votre site est très intéressant,et malheureusement vous n’etes pas phytothérapeute, toutefois,votre savoir en tant que néphrologue,est très précieux !
    Merci à vous pour votre blog et bonne continuation !

    Bien cordialement.

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    • 14 octobre 2016 à 09:49 #

      Merci pour votre gentil commentaire.
      Bien à vous

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      • Elias
        31 octobre 2016 à 07:22 #

        Bonjour Docteur. Merci pour votre blogue très intéressant.
        S’il vous plaît, pourriez vous me recommander des tisanes autorisées pour une personne de 75 ans souffrant d’insuffisance rénale chronique ?
        Merci infiniment.
        Bien à vous.

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      • 7 novembre 2016 à 17:06 #

        Je n’ai pas de connaissance dans les tisanes. Pensez-vous à une tisane en particulier ?
        Bien à vous

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  21. Elias
    31 octobre 2016 à 07:16 #

    Bonjour Docteur. Merci beaucoup pour votre blogue très instructif !
    S’il vous plaît, pouvez-vous m’indiquer quelles tisanes sont recommandées ou disons permises pour une personne âgée de 75 ans et souffrant d’insuffisance rénale chronique.
    Merci d’avance.
    Bien à vous.

    J'aime

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